Sans alcool mais brassée à partir de malt et de houblon, elle conserve des purines de type bière qui peuvent faire monter l'acide urique.
La bière sans alcool (généralement moins de 0,5 % d'alcool) est brassée à partir de malt d'orge, de houblon, de levure et d'eau, puis désalcoolisée par distillation sous vide, osmose inverse ou fermentation limitée. Le procédé élimine la majeure partie de l'éthanol mais laisse derrière lui une bonne part des purines dissoutes et des composés issus du houblon.
L'alcool augmente l'acide urique de deux façons : il accélère la dégradation de l'ATP en purines et il réduit l'efficacité d'excrétion de l'urate par les reins [1]. Retirer l'alcool supprime cette charge, ce qui explique principalement pourquoi la bière ordinaire figure parmi les déclencheurs alimentaires les plus puissants de la goutte. Cependant, les purines apportées par le malt et la levure ne sont pas solubles dans l'alcool, si bien qu'elles survivent en grande partie à la désalcoolisation. De petits essais chez des hommes en bonne santé ont montré que la bière sans alcool provoque encore une élévation modeste de l'acide urique sérique, ce qui suggère que la charge purique résiduelle a une signification biologique [2].
Une ou deux bouteilles occasionnellement sont généralement acceptables si votre goutte est bien contrôlée et que l'acide urique est à l'objectif, en particulier sous traitement hypouricémiant. Considérez-la comme une boisson occasionnelle plutôt qu'une habitude quotidienne ou une source d'hydratation, évitez-la pendant une crise et buvez de l'eau en parallèle. Si vous êtes très sensible à la bière, les versions sans alcool peuvent encore provoquer des symptômes.
Informations recherchées par IA — pas un avis médical. Consultez un professionnel qualifié avant de modifier votre alimentation ou votre traitement.